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Habiter

Habiter

Des espaces de vie qui portent la journée

Je pense la maison comme une infrastructure.

Pas comme un projet esthétique, pas comme une vitrine de goût, mais comme quelque chose qui soutient la vie quotidienne — ou qui la complique discrètement.

J’aime rénover de vieux meubles, recycler des objets, repeindre, déplacer, organiser. Pas par goût du changement, mais parce que la maison doit suivre la vie. Les enfants grandissent. Les besoins bougent. Les routines évoluent. Ce qui fonctionnait l’an dernier cesse souvent de fonctionner sans prévenir.

Je n’organise pas que pour que ce soit joli.
J’organise pour réduire les frottements.

L’endroit où les choses atterrissent compte. Le nombre de décisions à prendre chaque jour compte. Le fait qu’un espace aide à se poser… ou ajoute du bruit compte. Tout ça est souvent invisible, mais ça s’accumule très vite.

J’expérimente en permanence. Je déplace des meubles. Je change les rangements. Je teste des routines. J’observe ce qui résiste et ce qui disparaît en arrière-plan. Rien n’est définitif. Tout est provisoire.

Cette section parle de la vie telle qu’elle se vit vraiment : avec peu de temps, des interruptions, des besoins qui se chevauchent. De systèmes domestiques qu’on a le droit de revoir. D’espaces qui portent la vie au lieu de la mettre en scène.

Il n’y a pas de règles ici. Juste quelques questions :
Est-ce que ça rend la journée plus facile ?
Est-ce que ça évite des efforts inutiles ?
Est-ce que ça fonctionne encore ?

Si la réponse change, l’installation change aussi.